Le foyer de Carme

Un internat pour des enfants de villages considérés comme des parias

Il existe dans la région de Vohipeno, un clan dont les habitants sont considérés comme des parias, les Antemanaza. Il a été mis en marge de la société depuis des siècles en raison de légendes infamantes tenaces et de préjugés ancestraux, encore vivaces aujourd'hui. Ces gens sont l’objet de tabous qui les séparent des autres habitants de la région et les isolent sur eux-mêmes.

 

Le Père Vincent Carme, fondateur de Tanjomoha, lorsqu’il se sentit âgé et fatigué, quitta le Foyer en août 2000 parce que c’était devenu trop lourd pour lui et il s’en alla vivre au milieu de ce clan où il resta pendant 3 ans et demi. Il voulait leur témoigner de leur propre dignité humaine et de l’amour de Dieu pour eux. Il espérait aussi, par l'éducation et la prédication de l'Evangile, pouvoir faire tomber progressivement les barrières qui séparaient les clans opposés depuis des siècles.

C’est à cette époque, en septembre 2000, qu’a commencé à Tanjomoha le « Foyer de Carme » qui a pour but d’accueillir des enfants et des jeunes de ces villages marginalisés pour leur permettre de poursuivre des études secondaires dans de bonnes conditions. Le Foyer de Carme est un internat bien organisé et convivial comprenant une bonne vingtaine d'élèves qui étudient au collège Sainte Geneviève ou au lycée public pour certains. Plusieurs d’entre eux poursuivent des études supérieures.

 

Le cadre de Tanjomoha offre de nombreuses possibilités de rencontres respectueuses et amicales avec les jeunes des autres clans et tribus. Ils participent aux mêmes cours que les autres élèves, aux mêmes jeux et loisirs et aux mêmes mouvements de jeunes. L’intégration progresse. La nouvelle génération saura-t-elle faire tomber ce mur de préjugés qui s’élève depuis 500 ans ?

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